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Accidents du travail : comment assurer leur suivi et renforcer la prévention

Publié le 29 octobre 2026 · 18 min de lecture

551 225 accidents du travail avec arrêt ou incapacité permanente recensés en France en 2025. Selon les dernières données de l’Assurance Maladie, le nombre d’accidents du travail a légèrement augmenté (+0,3 %). Malgré les démarches de prévention engagées par les entreprises, le suivi des accidents du travail reste un enjeu majeur de santé et de sécurité des salariés.

Pour les responsables QHSE et les employeurs, le défi ne consiste pas seulement à déclarer les accidents ou à respecter les obligations réglementaires. Il consiste à comprendre les causes, à identifier les situations à risque et à mettre en place les actions de prévention qui se révèleront efficaces.
Mais comment assurer un suivi rigoureux des accidents du travail ? Quels indicateurs utiliser pour mesurer leur fréquence et leur gravité ? Comment analyser les causes d’un accident et exploiter les remontées du terrain pour éviter qu’il ne se reproduise ?

Du suivi des indicateurs à l’analyse des accidents, en passant par le DUERP et le Passeport de prévention, cet article vous permet de faire le point sur les bonnes pratiques et les outils qui permettent de passer d’une gestion administrative des accidents du travail à une véritable démarche de prévention.

En bref : les points clés sur le suivi des accidents du travail

Le suivi des accidents du travail permet aux entreprises de mesurer leur sinistralité, d’identifier les causes des accidents et de renforcer leur politique de prévention des risques professionnels.

Pour mettre en place un suivi efficace, plusieurs éléments sont essentiels :

  • Suivre les bons indicateurs : le taux de fréquence (TF), le taux de gravité (TG) et l’indice de fréquence (IF) permettent d’évaluer l’évolution des accidents du travail,
  • Analyser les accidents et les presque-accidents : l’arbre des causes aide à comprendre les circonstances d’un événement et à identifier les mesures de prévention adaptées,
  • Respecter les obligations réglementaires : déclaration des accidents du travail, tenue éventuelle du registre des accidents bénins et mise à jour du Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP),
  • Renforcer la prévention sur le terrain : contrôles des équipements, remontées des situations dangereuses, suivi des habilitations et des formations à la sécurité,
  • Digitaliser le suivi des accidents du travail : centraliser les informations, faciliter les déclarations et les analyses, suivre les actions correctives et disposer d’indicateurs actualisés.

L’objectif pour les responsables QHSE est ainsi de dépasser la comptabilisation des accidents, pour passer à une exploitation des données disponibles afin d’agir sur les causes et éviter leur répétition.

Accidents du travail en France : les chiffres clés

La France affiche l’un des taux d’accidents du travail les plus élevés de l’Union européenne. Selon Eurostat, elle enregistrait en 2023 près de 3,6 accidents du travail mortels pour 100 000 personnes en emploi, contre 1,63 en moyenne dans l’Union européenne, soit un taux plus de deux fois supérieur. Les données 2024 confirment cette situation, avec un taux français de 3,61. Si les différences entre les systèmes nationaux de déclaration invitent à la prudence dans les comparaisons, ces chiffres rappellent l’importance de renforcer la prévention des risques professionnels et le suivi des accidents du travail.

3 chiffres clés concernant les accidents du travail

  • 551 225 accidents du travail en France en 2025
  • 783 décès consécutifs à un accident du travail
  • 26,4 accidents pour 1 000 salariés.

Il faut toutefois distinguer deux choses : les circonstances dans lesquelles surviennent les accidents et leurs causes profondes. Un accident peut être provoqué par une chute, mais résulter d’une organisation du travail inadaptée, d’un défaut de protection ou d’une mauvaise évaluation des risques.

Quelles sont les principales causes des accidents du travail ?

Les manutentions manuelles, les chutes de plain-pied et les chutes de hauteur figurent parmi les principales causes d’accidents du travail en France. S’ajoutent également les accidents liés à l’utilisation d’outils et de machines, les risques routiers professionnels et les agressions.

Or, derrière ces événements se cachent souvent plusieurs facteurs qui peuvent contribuer à la survenue d’un accident :

  • Une organisation du travail inadaptée : urgence, coactivité mal maîtrisée, procédures insuffisantes,
  • Des équipements défectueux ou inadaptés,
  • Des espaces de travail encombrés ou mal entretenus,
  • Une formation ou une information insuffisante des salariés,
  • Une mauvaise identification des risques,
  • Des mesures de prévention insuffisantes ou inadaptées.

Identifier les circonstances d’un accident ne suffit donc pas : il faut aussi en analyser les causes profondes pour éviter qu’il ne se reproduise. C’est tout l’intérêt d’un suivi des accidents du travail structuré et associé à une méthode d’analyse comme l’arbre des causes.

Comment prévenir les accidents du travail dans votre entreprise ?

La prévention des accidents du travail ne se limite pas au respect des obligations réglementaires. Elle repose sur une démarche continue qui consiste à identifier les dangers, évaluer les risques, mettre en place des mesures de prévention et vérifier leur efficacité.

A retenir : Pour les responsables QHSE, l’enjeu est de passer d’une prévention essentiellement documentaire à une prévention opérationnelle, intégrée au quotidien des équipes. Trois leviers sont particulièrement importants : l’évaluation des risques professionnels, le suivi des équipements et la gestion des compétences en matière de sécurité.

Identifier et évaluer les risques professionnels avec le DUERP

Le Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) constitue le point de départ de toute démarche de prévention et de suivi des accidents du travail.

Obligatoire dès l’embauche du premier salarié, il permet d’identifier et d’évaluer les risques auxquels les collaborateurs sont exposés : manutentions manuelles, chutes de hauteur, utilisation de machines, exposition aux produits chimiques, risques psychosociaux, etc.

Mais réaliser son DUERP ne suffit pas. Encore faut-il le faire vivre !

Il doit être actualisé lors de changements importants affectant les conditions de travail ou lorsqu’une nouvelle information sur un risque est disponible. Une mise à jour annuelle est également obligatoire dans les entreprises d’au moins 11 salariés.

Les accidents du travail, les presque-accidents et les remontées de situations dangereuses sont autant d’informations utiles pour réévaluer les risques et adapter les mesures de prévention.

L’objectif n’est pas simplement de disposer d’un DUERP conforme, mais de piloter un plan d’actions concret, avec des responsables, des échéances et un suivi des mesures mises en œuvre.

La digitalisation du DUERP facilite cette démarche en centralisant les évaluations, en assurant leur traçabilité et en permettant de suivre les actions de prévention.

Assurer le suivi des équipements et des mesures de prévention

Un équipement mal entretenu, une protection collective défectueuse ou un contrôle réglementaire oublié peuvent être à l’origine d’un accident du travail.

La prévention passe donc par un suivi rigoureux des équipements et des dispositifs de sécurité : machines, engins de levage, échafaudages, installations électriques, équipements de protection individuelle (EPI), etc.

Certains équipements sont soumis à des vérifications générales périodiques (VGP) ou à d’autres contrôles réglementaires, dont la fréquence dépend des équipements et des textes applicables.

Mais réaliser les contrôles ne suffit pas. Encore faut-il traiter convenablement les anomalies identifiées !

Par exemple, lorsqu’un manager signale une protection manquante sur une machine, cette observation doit être enregistrée, associée à une action corrective et suivie jusqu’à sa résolution.

Une anomalie identifiée mais non traitée reste un risque pour les salariés.

A noter : La digitalisation permet de centraliser les contrôles, de programmer des alertes sur les échéances, de faciliter les remontées terrain et de conserver les preuves des actions réalisées.

Suivre les formations et les habilitations avec le Passeport de prévention

La prévention et le suivi des accidents du travail reposent aussi sur les compétences des salariés et leur capacité à intervenir en sécurité.

L’employeur doit s’assurer que les collaborateurs disposent des formations, autorisations et habilitations nécessaires à leurs activités : habilitations électriques, autorisations de conduite, formations SST, travail en hauteur, etc.

Le Passeport de prévention, dispositif national prévu par le Code du travail, contribue à améliorer la traçabilité des formations en santé et sécurité au travail. Ouvert aux employeurs depuis le 16 mars 2026, il facilite le suivi des formations concernées et vise à éviter les doublons.

Il ne remplace toutefois pas la gestion opérationnelle des compétences et des habilitations dans l’entreprise.

Pour un responsable QHSE, l’enjeu reste de savoir qui est habilité à intervenir, quelles formations arrivent à échéance et quelles autorisations doivent être renouvelées.

Une matrice de compétences digitalisée permet de centraliser ces informations, d’anticiper les renouvellements et de les partager avec les RH et les managers.

L’objectif : s’assurer que chaque collaborateur dispose des compétences et des autorisations nécessaires avant toute intervention à risque.

Quels indicateurs suivre pour mesurer les accidents du travail ?

Pour améliorer la prévention des accidents du travail, encore faut-il pouvoir mesurer les résultats des actions engagées. Le nombre d’accidents enregistrés ne suffit pas : il doit être mis en perspective avec l’activité de l’entreprise, les heures travaillées et la gravité des événements.

Plusieurs indicateurs de sécurité au travail permettent aux responsables QHSE de suivre l’évolution de la sinistralité, d’identifier les situations à risque et d’évaluer l’efficacité des mesures de prévention.

Le taux de fréquence des accidents du travail

Le taux de fréquence (TF) mesure le nombre d’accidents du travail rapporté à un million d’heures travaillées. Il permet de comparer la fréquence des accidents entre différentes périodes, établissements ou activités, indépendamment du volume d’heures travaillées.

Formule du taux de fréquence :

TF = (Nombre d’accidents du travail avec arrêt × 1 000 000) / Nombre d’heures travaillées

Par exemple, une entreprise qui enregistre 5 accidents avec arrêt pour 500 000 heures travaillées obtient un taux de fréquence de 10.

Cet indicateur permet de suivre l’évolution des accidents dans le temps et de mesurer les progrès réalisés en matière de prévention.

Le taux de gravité des accidents du travail

Le taux de gravité (TG) mesure le nombre de journées de travail perdues à la suite d’accidents du travail, rapporté à 1 000 heures travaillées.

Contrairement au taux de fréquence, il permet d’apprécier les conséquences des accidents sur l’activité de l’entreprise.

Formule du taux de gravité :

TG = (Nombre de journées perdues pour incapacité temporaire × 1 000) / Nombre d’heures travaillées

Par exemple, une entreprise comptabilisant 250 journées perdues pour 500 000 heures travaillées affiche un taux de gravité de 0,5.

Le suivi conjoint du taux de fréquence et du taux de gravité est particulièrement intéressant : une entreprise peut enregistrer moins d’accidents, mais des accidents aux conséquences plus importantes.

Les autres indicateurs pour piloter la prévention

Les taux de fréquence et de gravité sont indispensables, mais ils restent des indicateurs réactifs : ils mesurent des événements qui se sont déjà produits.

Pour renforcer la prévention, il est également utile de suivre des indicateurs qui vont vous permettre d’anticiper les risques :

  • L’indice de fréquence (IF) : nombre d’accidents du travail rapporté à 1 000 salariés,
  • Le nombre de presque-accidents et de situations dangereuses signalés : pour identifier les risques avant qu’ils ne provoquent un accident,
  • Le taux de réalisation des actions correctives : pour vérifier que les mesures décidées sont effectivement mises en œuvre,
  • Le nombre de visites et d’audits sécurité réalisés : pour mesurer l’activité de prévention sur le terrain,
  • Le taux de conformité des équipements : pour suivre les contrôles et les anomalies identifiées,
  • Le taux de formations et d’habilitations à jour : pour s’assurer que les collaborateurs disposent des compétences nécessaires.

L’enjeu est de combiner indicateurs de résultats et indicateurs de prévention. Une augmentation des remontées de presque-accidents, par exemple, ne traduit pas nécessairement une dégradation de la sécurité : elle peut aussi témoigner d’une meilleure culture du signalement.

En centralisant ces données dans des tableaux de bord SSE, les responsables QHSE disposent d’une vision plus complète des risques et peuvent prioriser leurs actions de prévention.

Important ! N’oubliez pas non plus que ces taux liés à l’accidentologie sont les KPIs clés qui peuvent être exigés lors d’appels d’offres ou de consultations et avoir un impact direct sur le business.

Comment analyser un accident du travail pour éviter qu’il se reproduise ?

Lorsqu’un accident du travail survient, l’enjeu ne se limite pas à le déclarer et à en mesurer les conséquences. Il faut impérativement comprendre pourquoi il s’est produit afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

L’analyse des accidents, mais aussi des presque-accidents, permet d’identifier les défaillances techniques, humaines et organisationnelles et de mettre en place des actions de prévention adaptées.

L’arbre des causes : identifier les facteurs à l’origine de l’accident

L’arbre des causes est une méthode d’analyse recommandée par l’INRS pour comprendre les circonstances d’un accident du travail. Elle consiste à reconstituer l’enchaînement des faits ayant conduit à l’événement, sans rechercher de responsable.

Par exemple, une chute peut résulter de plusieurs facteurs : un sol glissant, un défaut de signalisation, un éclairage insuffisant ou une organisation du travail inadaptée.

L’objectif est d’identifier les causes profondes de l’accident pour définir des actions correctives efficaces : modification des procédures, sécurisation des équipements, formation des salariés ou amélioration de l’organisation du travail.

Les presque-accidents : détecter les risques avant qu’ils ne provoquent un accident

Mieux vaut prévenir que guérir ! Quand on parle accidents du travail rien n’est aussi vrai que cette vieille maxime.

Un presque-accident est un événement qui aurait pu provoquer des dommages corporels, mais qui n’en a pas entraîné.

Une charge qui tombe à proximité d’un salarié, un engin qui manque de heurter un piéton ou une glissade sans blessure sont autant de signaux d’alerte.

Analyser les presque-accidents permet d’agir avant qu’un accident ne survienne. Encore faut-il encourager les collaborateurs à les signaler et faciliter les remontées d’informations depuis le terrain.

A noter : sans culture sécurité, votre politique sécurité ne peut se déployer ni s’ancrer dans les pratiques !

Leur suivi constitue ainsi un indicateur précieux pour renforcer la prévention et développer la culture sécurité de l’entreprise.

Le registre des accidents bénins : quelles obligations pour l’employeur ?

Le registre des accidents bénins permet, sous certaines conditions, d’enregistrer les accidents du travail qui n’entraînent ni arrêt de travail ni soins médicaux pris en charge par les organismes d’assurance maladie, sans effectuer immédiatement une déclaration individuelle à la CPAM.

Sa tenue est facultative et soumise à plusieurs conditions réglementaires, notamment la présence permanente d’une personne qualifiée pour assurer les premiers secours et l’existence d’un poste de secours d’urgence.

Chaque accident doit être inscrit dans les 48 heures, hors dimanches et jours fériés, avec les informations nécessaires et la signature de la victime. Le registre doit être conservé pendant cinq ans à compter de la fin de l’année considérée.

Si l’accident entraîne ultérieurement un arrêt de travail ou des soins médicaux, l’employeur doit effectuer une déclaration d’accident du travail auprès de la CPAM.

La bonne idée : La digitalisation du suivi des accidents facilite la centralisation des informations et leur traçabilité, sans dispenser l’employeur du respect des conditions réglementaires applicables au registre.

Comment digitaliser le suivi des accidents du travail avec Izypeo ?

Entre les déclarations d’accidents, le suivi des indicateurs, les contrôles des équipements et la gestion des actions correctives, les responsables QHSE doivent jongler avec de nombreuses informations. Lorsqu’elles sont dispersées dans plusieurs fichiers Excel ou documents papier, leur exploitation devient rapidement chronophage.

Avec Izypeo SSE, vous centralisez vos données de santé et sécurité au travail sur une plateforme unique, flexible et entièrement paramétrable. L’idée est de fiabiliser les informations, faciliter les remontées terrain et gagner du temps pour vous concentrer sur la prévention des accidents du travail.

Centraliser le suivi des accidents du travail et les indicateurs SSE

Pour prévenir les accidents du travail, il est indispensable de disposer d’informations fiables et facilement exploitables.

Grâce aux fonctionnalités de collecte et de calcul d’Izypeo, vous pouvez créer des formulaires personnalisés pour structurer les remontées d’informations, suivre les événements SSE et exploiter les données recueillies.

Les informations sont centralisées dans des fiches adaptées à vos processus internes. Vous pouvez ainsi consolider vos indicateurs d’accidentologie, notamment les taux de fréquence et de gravité, et suivre leur évolution dans vos tableaux de bord SSE.

L’intérêt de digitaliser ? Passer moins de temps à rechercher et consolider les données, et davantage à analyser les résultats pour orienter vos actions de prévention.

Digitaliser les contrôles et le suivi des actions de prévention

Un DUERP à actualiser, des équipements à contrôler, des anomalies à corriger… La prévention repose sur une multitude d’actions qu’il faut organiser et suivre dans la durée.

Avec Izypeo SSE, vous bénéficiez de formulaires personnalisables sans code et de calculs de risques automatisés pour faciliter l’élaboration et l’actualisation de votre DUERP.

Vous pouvez également digitaliser les contrôles de vos équipements et installations. Certains de nos clients utilisent déjà Izypeo pour :

  • Vérifier leurs échelles, PIRL et escabeaux,
  • Gérer le suivi des chariots élévateurs,
  • Contrôler les coffrets et prises électriques de chantier,
  • Assurer le suivi des équipements de protection individuelle (EPI),
  • Réaliser des audits et visites de prévention, y compris depuis l’application mobile.

Les résultats des contrôles sont centralisés dans des fiches intégrant les points de conformité et de non-conformité. Selon les procédures définies, les anomalies peuvent générer automatiquement des actions dans le plan d’actions.

Vous disposez ainsi d’une meilleure visibilité sur les mesures engagées et leur avancement. Car identifier un risque, c’est bien. S’assurer qu’il a été traité, c’est encore mieux !

Suivre les formations, les habilitations et leurs échéances

La prévention des accidents du travail passe également par une bonne maîtrise des compétences et des habilitations des collaborateurs.

Avec le déploiement du Passeport de prévention, les entreprises doivent aussi intégrer les nouvelles obligations de traçabilité des formations en santé et sécurité au travail.

Attention ! Le Passeport de prévention ne remplace pas les outils internes de gestion des compétences et des habilitations. Les responsables QHSE doivent toujours s’assurer que les collaborateurs disposent des formations, qualifications et autorisations nécessaires pour intervenir en sécurité, tout en anticipant leurs échéances de renouvellement.

Avec Izypeo QHSE, vous centralisez les données relatives aux formations et aux habilitations dans une base documentaire unique. Vous pouvez :

  • Filtrer les informations par collaborateur, formation ou habilitation,
  • Gérer les documents et les signatures électroniques,
  • Programmer des alertes sur les échéances de renouvellement,
  • Suivre des indicateurs sur le niveau de formation de vos équipes.

L’objectif : anticiper les échéances et permettre aux responsables QHSE, aux RH et aux managers de disposer d’informations actualisées pour sécuriser les interventions.

Quand le suivi des indicateurs SSE devient aussi un enjeu commercial

La prévention des accidents du travail n’est pas seulement un enjeu réglementaire ou humain. Elle peut aussi avoir un impact direct sur la compétitivité de l’entreprise.

Les taux d’accidentologie et les indicateurs SSE et RSE font désormais partie des informations demandées par certains donneurs d’ordres lors des appels d’offres et des consultations.

C’est notamment ce que souligne Valérie DelBecke, de Normandie Manutention, utilisatrice d’Izypeo :

« L’impact des indicateurs QHSE et RSE sur le business ne sont plus à démontrer. Ils sont devenus des critères de choix à part entière pour les acheteurs et nous devons rendre des comptes sur nos taux d’accidentologie, nos KPI SSE et RSE. Déployer une solution comme Izypeo permet d’engager les équipes, d’améliorer la remontée d’information et à terme d’améliorer nos indicateurs RSE et QHSE et notre compétitivité. »

Retrouvez toute l’histoire

Digitaliser le suivi des accidents du travail, c’est donc aussi se donner les moyens de mieux piloter sa performance SSE et de valoriser ses engagements auprès de ses clients et partenaires.

Vous souhaitez fiabiliser vos indicateurs d’accidentologie, faciliter les remontées terrain et améliorer le suivi de vos actions de prévention ?

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Questions fréquentes sur le suivi des accidents du travail

Comment calculer le taux de fréquence des accidents du travail ?

Il faut diviser le nombre d’accidents du travail avec arrêt par le nombre d’heures travaillées, puis multiplier le résultat par 1 000 000. Une entreprise qui compte 5 accidents avec arrêt pour 500 000 heures travaillées obtient un taux de fréquence de 10. Cet indicateur permet de comparer des périodes ou des sites qui n’ont pas le même volume d’activité. Source : INRS, statistiques nationales AT-MP.

Quelle différence entre taux de fréquence et taux de gravité ?

Le taux de fréquence compte les accidents, le taux de gravité mesure leurs conséquences. Le premier rapporte le nombre d’accidents avec arrêt à un million d’heures travaillées. Le second rapporte le nombre de journées perdues à 1 000 heures travaillées. Les suivre ensemble montre si une baisse du nombre d’accidents cache des accidents plus graves.

Qu’est-ce qu’un presqu’accident ?

Un presqu’accident, aussi écrit presque-accident, est un événement qui aurait pu blesser un salarié mais qui n’a causé aucun dommage corporel. Une charge qui tombe près d’un opérateur ou une glissade sans blessure en sont des exemples. Le signaler et l’analyser permet d’agir avant que l’accident ne se produise. Une hausse des signalements traduit souvent une meilleure culture sécurité, pas une dégradation.

Quand utiliser le registre des accidents bénins ?

Pour un accident du travail qui n’entraîne ni arrêt de travail ni soins médicaux pris en charge par la Sécurité sociale. Sa tenue est facultative et soumise à des conditions, notamment la présence permanente d’une personne formée aux premiers secours et un poste de secours d’urgence. L’employeur informe la Carsat qu’il tient ce registre, y inscrit l’accident sous 48 heures (hors dimanches et jours fériés) et le conserve cinq ans. Source : Code de la sécurité sociale, articles D441-1 à D441-4.

Sources :